L’Île des Esclaves est une comédie en un acte enprose.

Cette pièce traite des maîtres et leurs esclaves. Le maître Iphicrate etson serviteur Arlequin sont naufragés sur l’Île des Esclaves, un lieu où les rôles sontinversés. Alorsles maîtresdeviennent esclaves et les valets changent en maîtres. Sur cette île, Iphicrate etArlequin rencontrent Cléanthis et Euphrosine qui sont dans la même situation.L’inversion des rôles permet aux maîtres de devenir conscients de leurs défauts pourchanger pour le mieux.

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Arlequin découvre qu’il n’est pas fait pour être maître :« Je ne te ressemble pas, moi, je n’aurais point le courage d’être heureuxà tes dépens » (L’Île des Esclaves, 1, 9, v. 60-61). Cléanthis et Arlequin choisissent depardonner leurs maîtres parce qu’ils ont « le cœur bon » (1, 10, v. 33) et alors, onretourne à la normalité. Dans cette pièce, Marivaux fait une critique de la nature humaine. Tous lespersonnages voudraient exercer la puissance sur d’autres.

À traversIphicrate, Marivaux dénonce l’oppression parce qu’il est montré comme un hommeviolent.  En fait, « Iph »signifie « celui qui dirige en utilisant la force » en grec. Dans la deuxièmescène, Arlequin dit qu’Iphicrate « demande à parler à mon dos » (1, 2,v. 48). Cela indique que son maître le bâtit.

Euphrosine humilie sa servante en l’appelant «Sotte,Ridicule, Bête, Butorde, Imbécile » (1, 3, v. 7). Elle la traite presquecomme un animal domestique.

Alors, à cause de son avidité de la puissance, le maître perd sanoblesse par un comportement atroce. Alors, Marivaux montre qu’il y a un sensde tyrannie chez les hommes. Non seulement il critique la brutalité des maîtres mais aussila vie futile qu’ils mènent. Il dit que les aristocrates sont frivoles.Iphicrate et Euphrosine sont vains. Le premier dépense tout son argent pourséduire des femmes et Euphrosine passe son temps dans les salons. Marivaux critique aussi les esclaves. Arlequin boit beaucoup et il parledans une manière extravagante pour imiter son maître et Cléanthis estbavarde.

Au début de la pièce, Arlequin et Cléanthis sontaussi presque jaloux de leurs maîtres et ils voudraient devenir comme eux. Quand lesrôles s’inversent, ils découvrent l’immense satisfaction de donner desordres : « Il faut bien jouir de notre état, en goûter leplaisir ». (1, 6, v. 24-25). Marivaux indique que quand on goûte le pouvoir,il devient difficile de ne pas en abuser. Dans sa critique sociale, Marivaux ne doute pas que le valet doit obéir aumaître.

C’est pour ça qu’à la fin de la pièce, l’ordre naturel est restauré mais les maîtres ont changé.Ils sont plus humains et à cause de leur expérience comme esclaves, ilscomprennent mieux la souffrance d’Arlequin et Cléanthis. Il y aune analyse de la condition des valets. Marivaux veut faire entendre la voix deserviteurs au 18e siècle. Il expose des valeurs qui ne sont paspartagés partout le monde comme l’égalité entre les personnes et l’amour de la vérité. Le Marquis d’Argenson dit que cette comédie est le véritable « castigatridendo mores ».

Cela signifie « corriger les mœurspar le rire ». Marivaux croit que les personnes peuvent s’améliorer etcette notion est soulignée dans la pièce par Trivelin qui dit:

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